Le gouvernement a publié le 13 février dernier sa troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (la PPE3) pour la période 2026-2035. L’idée ? Préparer l’atteinte de la neutralité carbone en 2050. Cette feuille de route repose sur trois priorités : renforcer la souveraineté énergétique, accélérer la décarbonation et préserver la compétitivité des prix de l’énergie. La PPE3 a été élaborée après concertation avec parlementaires, collectivités et filières industrielles ; elle s’appuie notamment sur les débats parlementaires de 2025 et les scénarios prospectifs de RTE publiés fin 2025. Elle tient compte de l’évolution récente de la consommation d’électricité et de l’objectif d’électrification massive des usages dans l’industrie, le bâtiment, les mobilités et le numérique. Sans oublier qu’un plan national d’électrification doit être lancé dès 2026. La stratégie prévoit en effet une forte progression de la production électrique décarbonée, qui devrait atteindre entre 650 et 693 TWh en 2035 contre 458 TWh en 2023. Parallèlement, la consommation d’énergies fossiles doit chuter à environ 330 TWh d’ici 2035, contre 900 TWh aujourd’hui, portant la part d’énergie décarbonée à 70 %. Un mix énergétique qui devrait reposer sur un équilibre entre nucléaire et renouvelables, grâce notamment à six nouveaux réacteurs EPR2 mis en service à partir de 2038, mais aussi sur les énergies renouvelables qui continueront de se développer (éolien en mer, photovoltaïque et hydroélectricité), et sur d’autres solutions bas carbone non électriques (biométhane, biocarburants, hydrogène et chaleur renouvelable).