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Hausse des tarifs réglementés d’électricité au 1er août : à quoi s’attendre côté logement ?
05 Août 2026

Hausse des tarifs réglementés d’électricité au 1er août : à quoi s’attendre côté logement ?

Depuis le 1er août, les tarifs réglementés de vente de l’électricité ont augmenté en moyenne de 2,5 %. Cette hausse, proposée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), représente environ 26 euros par an pour un foyer moyen, faisant passer la facture annuelle type de 1 046 à 1 072 euros pour une consommation de 4,5 MWh. Cette évolution concerne tous les particuliers dont le logement est alimenté en électricité selon le tarif réglementé. Mais concrètement, que signifie cette hausse pour votre quotidien, vos projets immobiliers ou vos diagnostics énergétiques ? Voici ce qu’il faut savoir pour mieux anticiper cette augmentation.

Pourquoi cette hausse des tarifs d’électricité ?

L’augmentation de 2,5 % s’explique principalement par la réévaluation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, appelé TURPE. Ce tarif sert à financer l’entretien et le développement du réseau électrique (les lignes, les compteurs…), un poste de dépense qui pèse directement dans la facture finale. Cette hausse intervient alors que le gouvernement a récemment présenté un plan national d’électrification comprenant des mesures pour favoriser les équipements performants, comme les pompes à chaleur réversibles dans les logements.

Pour vous, cela veut dire que, même sans changer vos habitudes, le coût de l’électricité que vous consommez chez vous augmente. Cette évolution concerne aussi bien les propriétaires occupants, les bailleurs, que les locataires qui règlent directement leur facture.

À quoi faut-il s’attendre lors d’un diagnostic ou d’une rénovation ?

Si vous envisagez une vente, un achat ou des travaux de rénovation, la performance énergétique de votre logement (évaluée via le DPE, ou diagnostic de performance énergétique) prend encore plus d’importance. En effet, une consommation électrique élevée se répercute désormais plus fortement sur votre budget annuel.

  • Lors d’un DPE, le diagnostiqueur estime la consommation d’énergie du logement, chauffage et eau chaude inclus. Le montant annuel affiché sur le rapport DPE (fourchette basse/haute) sera désormais à recalculer mentalement à la hausse, du fait de l’augmentation des tarifs réglementés.
  • Si vous envisagez d’installer ou de remplacer un système de chauffage, la question du coût d’usage des équipements électriques (convecteurs, pompes à chaleur…) devient centrale. Les pompes à chaleur réversibles, mises en avant par le plan national d’électrification, restent plus économes que les radiateurs classiques, mais l’électricité n’est pas gratuite.
  • Pour les copropriétés, le coût des parties communes (ascenseurs, éclairage, ventilation) alimentées en électricité risque aussi d’augmenter, ce qui peut se ressentir sur vos charges.

Point de vigilance : attention à l’impact sur votre budget et vos projets

Même si la hausse de 26 euros par an peut sembler modérée, elle s’ajoute à d’autres évolutions possibles du marché de l’énergie. Si votre logement est classé « passoire énergétique » (étiquette F ou G au DPE), la facture peut grimper bien plus vite, surtout en cas d’utilisation intensive du chauffage électrique.

En cas de vente ou de location, la note DPE affichée prend de plus en plus de poids dans la décision des acheteurs ou locataires. Un logement mal isolé et dépendant de l’électricité sera jugé plus cher à vivre. Les futurs diagnostics ou audits énergétiques devront intégrer ces données actualisées pour donner une vision fidèle des charges.

Conseil pratique : comment limiter l’impact de la hausse ?

Pour mieux vivre cette période, quelques réflexes vous permettront de garder la main sur vos dépenses :

  • Vérifiez la classe énergétique de votre logement grâce au DPE (obligatoire en cas de vente ou location). Un meilleur classement (A à D) rime avec moins de consommation et donc moins d’impact de la hausse.
  • Envisagez des travaux d’isolation ou le remplacement d’équipements énergivores avant de vendre ou louer. Certaines aides publiques existent pour améliorer la performance.
  • Comparez les offres d’électricité si vous n’êtes pas obligé de rester aux tarifs réglementés : certains fournisseurs proposent des alternatives, mais attention aux conditions.
  • Pour les copropriétaires, discutez en assemblée des économies possibles sur les équipements collectifs (éclairage LED, minuterie, isolation des parties communes…).

Enfin, lors de votre prochain diagnostic ou audit énergétique, n’hésitez pas à demander des conseils adaptés à vos habitudes de consommation et à l’évolution des prix de l’électricité. Un logement bien diagnostiqué, c’est un budget mieux maîtrisé.