Une note récente du Service des données et études statistiques (SDES) révèle que 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Parmi eux, 46 800 étaient des passoires thermiques (logements très mal classés au DPE), soit 51 % des logements aidés.
Derrière ces chiffres, il y a des propriétaires occupants, des bailleurs et des copropriétaires qui ont sauté le pas. Si vous avez un DPE médiocre, un projet de vente, de location ou simplement envie de payer moins de chauffage, cette dynamique vous concerne directement.
Les chiffres du SDES donnent une photographie assez précise des ménages qui passent à l’action avec l’aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) et de MaPrimeRénov’ Ampleur (la version dédiée aux rénovations globales, avec plusieurs travaux en une fois).
En clair, plus d’un logement aidé sur deux était une passoire thermique, et presque trois sur quatre pour les rénovations globales. Si votre DPE affiche une étiquette F ou G, vous êtes typiquement dans la cible de ces aides.
Autre enseignement important pour vous situer :
Si vous êtes propriétaire occupant avec des revenus modestes ou copropriétaire dans un immeuble énergivore, les aides actuelles sont clairement pensées pour vous. Les bailleurs peuvent aussi en profiter, mais ils sont encore minoritaires dans ces chiffres.
Une rénovation d’ampleur, ce n’est pas juste changer une fenêtre ou une chaudière. C’est un ensemble de travaux coordonnés pour faire bondir la performance énergétique de votre logement, et donc améliorer sensiblement votre DPE.
La note du SDES indique :
En pratique, cela signifie que, en moyenne, un ménage a payé un peu plus d’un tiers du coût total, le reste ayant été couvert par les aides publiques. Si vous engagez 40 000 euros de travaux, l’ordre de grandeur des aides peut donc être très significatif, surtout si vous êtes dans la catégorie des revenus modestes.
Lors d’une rénovation d’ampleur, vous pouvez vous attendre à :
Plus les travaux sont ambitieux, plus le gain sur le DPE est important, ce qui peut faire passer un logement classé F ou G en D ou C, avec un impact direct sur votre confort et la valeur de revente.
Les 46 800 passoires thermiques rénovées ne sortent pas de nulle part : ce sont des logements identifiés comme tels via leur DPE (diagnostic de performance énergétique).
Pour vous, le point de départ, c’est donc :
Sans diagnostic fiable, difficile de prouver que votre logement est une passoire thermique, donc d’entrer dans les dispositifs qui ciblent en priorité ces logements très énergivores.
Autre vigilance : les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées. Si vous êtes copropriétaire, le sujet se joue en assemblée générale. Il faut donc :
À partir de ces chiffres, voici comment vous pouvez passer à l’action de façon concrète.
Avant de penser travaux, faites réaliser un DPE à jour, et, si vous envisagez une rénovation d’ampleur, un audit énergétique (étude plus poussée qui propose plusieurs scénarios de travaux). Cela vous permettra :
Avec un montant moyen de 41 500 euros de travaux, il faut vous attendre à un chantier structuré :
Si vous êtes en immeuble collectif, vous n’êtes pas seul à décider. Pour éviter les blocages :
Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur aidés par l’Anah en 2024, dont 46 800 passoires thermiques, la rénovation énergétique n’est plus un projet réservé à quelques pionniers. Les ménages modestes et les copropriétés en profitent déjà largement, avec un montant moyen de travaux de 41 500 euros et un taux de prise en charge de 63 %.
Si votre DPE est mauvais, que vous avez froid l’hiver, chaud l’été ou que vous craignez pour la revente ou la mise en location, c’est le moment de vous pencher sur la question. Un diagnostic sérieux (DPE, audit énergétique) est la première étape pour savoir où vous en êtes, quelles aides vous pouvez mobiliser et comment transformer une contrainte en investissement utile pour votre confort et la valeur de votre bien.